Mise à niveau environnementale du barrage de Montalivet
Le projet en bref
Le barrage de Montalivet, construit en 1908 et reconstruit entre 1947 et 1949 après les dommages de guerre, est un ouvrage implanté sur l'Orne, au cœur du dispositif portuaire de Caen-Ouistreham. Il maintient un niveau constant du fleuve pour alimenter le canal maritime et permettre l'accueil des grands navires de commerce.
Préserver la biodiversité
Assurer la continuité écologique de l'Orne, c'est permettre aux espèces animales de circuler librement dans le cours d'eau et aux sédiments de transiter. Or, une étude menée en 2016 a montré que la passe à poissons existante n'est pas adaptée à toutes les espèces concernées par la réglementation : anguille, saumon atlantique, truite de mer, truite fario, lamproies, brochet, cyprinidés rhéophiles et grande alose.
Une démarche en cours d'approfondissement
Une nouvelle passe à poissons adaptée à l'ensemble de ces espèces a été identifiée comme solution par un comité technique réunissant des représentants de l'État (DREAL, DDTM, Office Français de la Biodiversité), de l'Agence de l'Eau, de Caen la Mer, de la Fédération de Pêche et de Ports de Normandie. Toutefois, les études ont abouti en 2024 à une estimation des travaux supérieure à 8 millions d'euros — bien au-delà de l'estimation initiale de 800 000 €. Cet écart s'explique notamment par la complexité du site : ouvrage soumis aux marées et aux crues de l'Orne, présence de réseaux d'eaux pluviales et de lignes électriques à proximité immédiate, un sous-sol de mauvaise qualité, qui nécessite la mise en œuvre de dispositifs de construction conséquents.
Face à ces enjeux, les élus de Ports de Normandie ont décidé, lors du Comité Syndical du 15 novembre 2024, de poursuivre les études pour garantir que les travaux engagés répondent pleinement aux objectifs de restauration écologique, dans des conditions économiquement responsables. Ces études visent à mieux connaître les populations de poissons, à analyser le fonctionnement réel de l'ouvrage et à examiner toutes les solutions envisageables. Leurs conclusions sont attendues à l'automne 2026.